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OOLONG MORDU PAR LES INSECTES - MYSELF SURRENDERED
OOLONG MORDU PAR LES INSECTES - MYSELF SURRENDERED
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Un oolong piqué par les insectes (Bai Hao/Oriental Beauty) à la liqueur ambrée, libérant des notes de pêche, de miel et de crème florale douce.
Thé Oriental Beauty (Bai Hao Oolong)
Souvent appelé « champagne oolong », l'Oriental Beauty, également connu sous le nom de Bai Hao, est l'un des thés les plus distinctifs et luxueux au monde. Cultivé sur les hauts plateaux de Taïwan, ce thé est réputé pour sa douceur naturellement miellée et sa richesse aromatique complexe.
Ce qui rend l'Oriental Beauty vraiment unique est son histoire. Les feuilles sont grignotées par de minuscules cicadelles (Jacobiasca formosana), ce qui déclenche une réaction de défense naturelle de la plante. Ce processus transforme la chimie du thé, produisant des notes exquises de miel sauvage, de fruits à noyau mûrs, de raisin muscat et de douces nuances florales – sans aucun arôme ajouté.
Cueillies à la main en pleine saison, les feuilles présentent un magnifique spectre de couleurs : bourgeons blancs (« bai hao »), vert, jaune et brun foncé – puis soigneusement oxydées pour développer leur profondeur et leur douceur caractéristiques. Le résultat est un thé à la fois corsé et remarquablement doux, sans amertume et avec une finale persistante, semblable à du nectar.
Notes de dégustation :
Miel · Pêche · Muscat · Floral · Épice douce
Pourquoi vous allez l'adorer :
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Naturellement doux, sans amertume
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Très aromatique et complexe
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Élaboré selon des méthodes traditionnelles et laborieuses
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Une expérience d'oolong rare et recherchée
Savourez-le comme un thé quotidien raffiné ou une offrande spéciale pour des moments de calme et de réflexion. L'Oriental Beauty est plus qu'un thé, c'est une expression vivante du terroir, de l'artisanat et de l'interaction délicate entre la plante et l'insecte.
Moi-même abandonnée
Le nom de ce thé, Moi-même abandonnée, est inspiré du poème suivant de Sainte Thérèse d'Avila :
"Sur ces mots / Dilectus Meus Mihi"
Moi-même abandonnée et donnée,
L'échange est celui-ci :
Mon Bien-aimé est à moi,
Et je suis à mon Bien-aimé.
Quand le doux Chasseur
Me blessa et me subjuga,
Dans les bras de l'amour,
Mon âme tombée ;
Recevant une nouvelle vie,
Ainsi j'ai échangé
Mon Bien-aimé est à moi,
Et je suis à mon Bien-aimé.
La flèche qu'il tira
Pleine d'amour,
Mon âme fut unie
À son Créateur.
Un autre amour, je n'en veux pas,
Maintenant abandonnée à mon Dieu,
Que mon Bien-aimé est à moi,
Et je suis à mon Bien-aimé.
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Il existe un parallèle étonnamment riche entre la vision spirituelle de Sainte Thérèse d'Ávila et une feuille de thé piquée par les insectes comme l'Oriental Beauty qui ne devient plus douce qu'après avoir été blessée.
Le mysticisme de Sainte Thérèse, notamment dans des œuvres comme Le Château intérieur, est enraciné dans l'idée que l'âme est transformée non pas malgré la souffrance, mais à travers elle. Elle décrit l'âme comme passant par des « demeures », où les épreuves, la sécheresse et même les blessures deviennent les moyens mêmes par lesquels l'intimité divine s'approfondit.
La feuille de thé suit une logique similaire. Lorsque la cicadelle la pique, la plante subit un stress ; elle est, en un sens, blessée. Mais au lieu de produire de l'amertume, elle réagit en générant des composés aromatiques qui donnent une douceur miellée et un parfum complexe. Ce qui aurait pu être un dommage devient une transformation.
Sainte Thérèse parle souvent de la « blessure d'amour » – une transfixion par la présence divine qui est à la fois douloureuse et extatique. Ce n'est pas une destruction, mais un réordonnancement de l'âme vers une douceur supérieure. De la même manière, la feuille de thé mordue est marquée par une rencontre qui altère sa nature, la rendant plus expressive, plus vivante, plus elle-même.
Il y a aussi un thème commun de dissimulation. Pour un œil non averti, une feuille endommagée pourrait sembler inférieure, tout comme une âme en épreuve peut paraître diminuée. Pourtant, les deux cachent une richesse plus profonde qui n'émerge qu'avec le temps, la patience et une « infusion » appropriée. Sainte Thérèse insiste sur le fait que les réalités spirituelles les plus profondes sont souvent invisibles, se déployant silencieusement à l'intérieur. Le thé aussi ne révèle pleinement son caractère que s'il est confronté à l'adversité adéquate et à un palais averti capable de reconnaître et d'apprécier la douceur d'une feuille résiliente qui semble superficiellement imparfaite.
Dans les deux cas, la douceur n'est pas l'absence de blessure, mais son accomplissement. La morsure de l'insecte et l'épreuve du mystique deviennent des portes d'entrée inattendues : ce qui transperce parfume aussi, ce qui blesse adoucit aussi.
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Origine : Taïwan
Temps d'infusion : 250 ml d'eau pour 1 cuillère à café de thé à 95 degrés C pendant 3 minutes. Peut être ré-infusé plusieurs fois.
20 g
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